Les Amis de la Terre

Amis-de-la-Terre

L’association en quelques mots… 

La fédération des Amis de la Terre France est une association de protection de l’Homme et de l’environnement, de loi 1901 et agréée pour la protection de l’environnement. Elle est indépendante de tout pouvoir économique, politique et religieux.
Créée en 1970, la fédération des Amis de la Terre a participé à la fondation du mouvement écologiste français et à la formation du premier réseau écologiste mondialFriends of the Earth International, présent dans 77 pays et réunissant 2 millions de membres sur les cinq continents. En France, les Amis de la Terre forment un réseau d’une trentaine de groupes locaux et de groupes associés autonomes qui agissent selon leurs priorités locales et relaient les campagnes nationales et internationales sur la base d’un engagement commun en faveur de la justice sociale et environnementale.
Une association visionnaire Les Amis de la Terre militent pour une transition vers des sociétés soutenables au Nord comme au Sud. Engagés en faveur de la justice sociale et environnementale, nous nous mobilisons et promouvons la participation des citoyens aux prises de décisions publiques et menons des actions sur le terrain, aux niveaux local, national et international. 
Nos objectifs
Nous voulons construire ensemble un monde dans lequel :
Les besoins humains fondamentaux de tous soient satisfaits sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs
L’accès et le partage des ressources naturelles soient équitables ;
Le droit de chacun à vivre (et à travailler) dans un environnement sain et le devoir de le préserver soient respectés ;
Chacun participe activement en tant que citoyen/ne à façonner une société basée sur les principes démocratiques.
Notre demarche
Les problèmes environnementaux résultent des décisions économiques, sociales et politiques ; en conséquence, nous considérons que les solutions à ces problèmes environnementaux doivent intégrer les dimensions économiques, sociales et politiques. L’environnement ignorant les frontières entre les pays, nous prenons en compte simultanément les réalités locales, nationales et internationales.
Nous procédons de trois manières complémentaires :
Information, sensibilisation, représentation : En promouvant des alternatives et des solutions novatrices pour résoudre les problèmes, en diffusant des informations accessibles à tous, fiables et pertinentes, en organisant des manifestations non violentes, en participant aux instances de concertation au plus proche du terrain
Action des citoyens : 
En organisant, mobilisant et motivant le grand public pour qu’il soutienne activement nos objectifs et pour qu’ils adoptent un mode de vie cohérent avec nos valeurs
Mobilisation fédérative :
En s’appliquant à créer des actions communes avec les associations, les syndicats et les autres mouvements sociaux qui partagent nos objectifs.
Nos champs d’actions concernent :
La mise en oeuvre des valeurs de responsabilité, d’équité et de solidarité qui sous-tendent notre approche globale ;
La préservation de l’environnement, patrimoine commun de l’humanité ;
La défense de la citoyenneté et du droit de chacun à bénéficier d’un environnement sain ;
La construction d’une société durable, ne compromettant pas l’avenir des êtres humains et de l’environnement.
Les principales actions des Amis de la Terre France portent sur :
La transition écologique ;
L’agriculture et l’alimentation ;
La justice économique ;
L’énergie et les industries extractives ;
Les risques et technologies
Les Amis de la Terre France publient un journal trimestriel, La Baleine, concentré d’informations qui, autour d’un dossier thématique, présente les activités du réseau et les grandes actualités sociales et environnementales.
De nombreux alliés
Les Amis de la Terre France comptent de nombreux alliés dans la société civile dont les actions sont complémentaires aux nôtres. Parmi eux, citons Attac FranceLa Via Campesina France, le CRID et le Réseau Action Climat
 

Quels sont les dangers du projet de loi LAAF discuté actuellement au Parlement ?

La forêt est avant tout un écosystème. On doit mettre en avant sa multifonctionnalité.

La LAAF veut réformer le code forestier pour la mettre à mal en intégrant des notions de productivité et de rentabilité à court terme. Les Amis de la Terre émettent un certain nombre de propositions pour une bonne gestion de la forêt française :

 

Proposition 1 : Protéger, de façon efficace et représentative de la diversité des écosystèmes, 10% de la surface forestière française.

Cette protection doit se faire à différentes échelles géographiques en utilisant les différents statuts de protection existants : 5% pour les réserves naturelles, 4 % pour les ilots de sénescence et 1% pour les zones inaccessibles pour la protection des espèces soit 10% de la surface forestière. L’objectif est de créer les « coeurs » d’une trame verte, représentative des différents écosystèmes, permettant la circulation des espèces animales et végétales et leur adaptation aux changements climatiques. Si la création de ce réseau de forêts protégées relève avant tout de l’État, la création d’îlots de sénescence en forêt privée pourrait être encouragée et financée par le fond européen FEADER, dans le cadre des contrats Natura 2000.

Proposition 2 : Inscrire dans la loi forestière la nécessité de conserver en forêt au moins 25% de la production biologique.

La première étape est de faire reconnaitre cette nécessité dans les systèmes de certification volontaires. Cette obligation doit s’appliquer au niveau de l’unité de gestion et non au niveau d’une région pour éviter la spécialisation des massifs. L’État peut faire respecter cette obligation au gestionnaire en l’inscrivant dans les Orientations Régionales Forestières (ORF) qui encadrent les Directives Régionales d’Aménagement (DRA) pour les forêts domaniales, les Schémas Régionaux d’Aménagement (SRA) pour les forêts communale et les schémas régionaux de gestion sylvicole (SRGS) pour les forêts privées.

 Proposition 3 : Encourager une gestion forestière tournée vers la production debois de qualité

Favoriser une sylviculture de gros bois et de bois de qualité permet de répondre de façon simultanée à plusieurs enjeux : augmenter le volume de vieux bois mort en forêt, promouvoir l’usage du bois dans la construction en substitution à d’autres matériaux et créer/maintenir de nombreux emplois en milieu rural. Les produits connexes de scieries et une partie des rémanents d’exploitation peuvent, par ailleurs, être valorisée pour alimenter des chaufferies bois. L’objectif est de créer les « corridors» d’une trame verte, représentative des différents écosystèmes, permettant la circulation des espèces animales et végétales et leur adaptation aux changements climatiques. L’État peut encourager une gestion forestière de bois de qualité grâce aux Orientations Régionales Forestières (ORF) et le, cas échéant, avec l’appui des régions, d’un dispositif fiscal incitatif ou de subventions

 Proposition 4 : Éviter la spécialisation des massifs et encourager la diversification

Pour éviter la spécialisation des massifs et répartir l’effort de récolte supplémentaire sur l’ensemble des forêts exploitables, l’État et les collectivités territoriales doivent s’assurer de la synergie entre les politiques de gestion forestière et les politiques d’appui à la filière bois.

L’objectif doit être de favoriser un maillage territorial d’entreprises permettant de commercialiser les produits issus d’une gestion forestière diversifiée et orientée vers la production de bois de qualité.

 Proposition 5 : Soutenir le remembrement des forêts privées

Les pouvoirs publics peuvent soutenir financièrement le remembrement des forêts privées en le couplant à des éco-conditionnalités : exemple, crédit d’impôt pour les coûts de transaction (notaire) si le propriétaire s’engage à respecter les propositions 2 et 3. Une autre piste est de faciliter le rachat des petites forêts privées par les communes pour en faire des forêts communales.

L’objectif est d’éviter que l’effort de récolte supplémentaire se concentre dans les massifs déjà exploités, il est indispensable de mettre en place des actions ambitieuses pour faciliter localement le remembrement des petites parcelles forestières et rendre leur exploitation économiquement rentable.

 Proposition 6 : Un plan d’action pour soutenir les entreprises de première transformation s’approvisionnant localement

La filière bois représente autant d’emplois que la filière automobile, elle doit donc, au minimum, bénéficier du même soutien de l’État. Le grand nombre et la relative petite taille des entreprises de la filière bois est un atout pour l’aménagement du territoire et la création d’emplois en milieu rural mais un handicap pour investir et se moderniser. Nous proposons un plan d’action, à destination des entreprises de la filière bois, reposant sur deux piliers :

· investissement dans la recherche et développement (traitements propres permettant de valoriser des bois locaux, séchage des bois, nouveaux procédés permettant de valoriser les bois de qualité secondaire)

· normalisation pour permettre aux produits en bois local d’être utilisés par les architectes dans la construction.

L’objectif est d’annuler le déficit commercial de la France en bois et de permettre de répondre localement à l’augmentation de la demande en bois plutôt que d’avoir recours à l’importation.

 

 

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