AUFEE – Association des Usagers des Forêts d’Evreux et ses Environs

Qu’est ce que  l’AUFEE (Association des Usagers des Forêts d’Evreux et ses Environs) ?

L’’AUFÉE a été créée en 1982 pour permettre l’accès aux promeneurs, des espaces naturels de la région d’Evreux, et inciter les pouvoirs publics à acquérir, tout particulièrement, la partie de la forêt qui borde la ville.
Emus de cette situation, sans parler des risques d’urbanisation qui pointaient, un petit groupe de personnes entreprit d’alerter les pouvoirs publics afin qu’ils permettent à la ville de devenir acquéreur. L’AUFÉE naquit ainsi et durant dix ans, par des dossiers dûment complétés, des arguments avancés après des édiles tant régionaux, que départementaux ou municipaux, elle atteint l’objectif pour lequel elle s’était constituée. L’acquisition  par DUP(déclaration d’utilité publique)de 419 hectares par la ville se fît en deux étapes avec  des subventions de l’Etat et de la Région.
Cet évènement fut assimilé à une entreprise de sauvegarde d’un monument historique ! Ce n’était que le deuxième cas en France, après celui de la forêt de Fontainebleau.
 

Quels sont les risques sur la forêt d’Evreux ?

Jusqu’en 1992, l’AUFÉE se consacra sereinement à ses objectifs statutaires : En 1992, le Maire d‘Evreux, ressort un projet de déviation de la Nationale 13, dont la première ébauche datait de 1942, utilisant la forêt comme réserve foncière. L’AUFÉE recommence alors une lutte pour préserver cet espace naturel que les ébroïciens s’étaient très vite approprié.
Depuis 1999 une voie express est déclarée d’utilité publique et l’AUFEE, avec d’autres associations, en collectif jusqu’en 2006 puis en fédération après constitution de Evreux Nature Environnement ne cesse de lutter pour stopper ce projet ne répondant pas aux besoins locaux de circulation.
Ce sont 28 ha de forêt sur les 400 ha publics qui risquent d’être détruits, conduisant par là même à détruire la biodiversité et à faire prendre des risques sur les captages d’eau potable dont la forêt en surplomb contribue à la bonne qualité des eaux.
Le massif de 3200 ha a été classé en forêt de protection en 2007 …SAUF….les 28 ha qui coupent la partie publique en deux et ce, pour laisser construire cette quasi autoroute avec un échangeur en pleine forêt, sans que les compensations préalables aux travaux de défrichement demandées par la commission d’enquête soient respectées.
 

Et maintenant avec le projet de loi LAAF ?

La gestion par le service public ONF des forêts communales, les diverses lois : loi Sérot, plan de gestion loi de protection de la biodiversité ont montré leur efficacité. La forêt publique est plus productive que la forêt privée, la forêt a échappé pour l’essentiel aux pollutions diffuses des phytosanitaires de l’agriculture. Elle est un excellent réservoir d’eau de qualité, de calme,  de biodiversité et de protection contre l’érosion des sols. Elément essentiel à la transition vers les éco villes. Il ne faut pas que des enjeux mercantiles, réserve foncière, développement des filières biomasse viennent briser un équilibre acquis par quatre siècles de sagesse du forestier. La forêt doit cristalliser les enjeux à long terme de la société et conserver sont rôle dans l’imaginaire en échappant aux impératifs de la rentabilité à court terme. En particulier les investissements dans la filière chauffage bois énergie nécessitent une programmation qui tienne compte du potentiel productif de proximité si l’on veut éviter que les coûts du transport annulent les gains de cette filière.

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