Adret Morvan

adret morvan

L’association en quelques mots… 

L’association pour le développement dans le respect de l’environnement du territoire Morvan (ADRET MORVAN) a été créée en juin 2012 par un collectif d’habitants inquiets à la lecture du dossier de cogénérateur et scierie porté par les élus locaux et  ERSCIA et  de la déforestation  du territoire suivie d’un accroissement de plantations de résineux en monoculture.
Elle a participé à la lutte contre l’incinérateur de Sardy les Epiry en épaulant les requérants en justice, en mettant en place des plans de communication efficace, en relayant les infos auprès des médias et en  travaillant sur les dossiers eau et pollution , en informant et en alertant la population sur le véritable projet ERSCIA . Elle a largement participé à la création de la ZAD du bois du Tronçay, sur le site de l’implantation de la zone industrielle. Elle organise des manifestations, des concerts de soutiens et a rassemblé 1000 adhérents et de nombreux  sympathisants malgré les pressions et les coups bas des porteurs du projet.
Son conseil d’administration est composé de 21 membres dont 9 au  bureau. Des commissions se répartissent les différentes tâches et les adhérents sont sollicités pour les idées pour l’avenir et les opérations ponctuelles. Elle travaille à des « chantiers alternatifs » en Morvan, maraîchage, café associatif, boutique de produits du terroir, petit élevage etc.
Et est engagée aujourd’hui au sein du  collectif national  SOS Forêt

Au sein de votre région la forêt est elle menacée ?

Le territoire Morvan est un massif granitique à cheval sur les quatre départements bourguignons.
Le paysage est un patchwork de forêts, prairies, petites cultures, parcouru de sources et de rivières. Depuis les années 60 la tendance entre résineux et feuillus s’inverse avec un passage à 56 % de résineux en quelques décennies. On note une nette accélération du phénomène ces dernières années avec de nombreuses coupes rases de forêts de feuillus remplacées par des plantations de résineux (principalement du Douglas). La forêt d’essences mélangées et la futaie irrégulière seraient bien sur plus adaptées à ses sols pentus et peu profonds qui se voient lessivés et détruits par les coupes à blanc et appauvris et acidifiés par la monoculture intensive de résineux.
Et c’est sans compter l’atteinte aux paysages singuliers du Morvan que les autochtones , les résidents secondaires et les touristes recherchent et apprécient. Des flancs et des crêtes de collines sont entièrement détruits, pelés et « ravinés ».
Avec l’augmentation des implantations de fabriques de pellets ici et dans les régions avoisinantes, qui ne tiennent pas compte du  cumul des plans d’approvisionnement et fondent leur économie sur le « tout bois biomasse », la forêt du Morvan est en danger à court et moyen terme avec la déstabilisation environnementale, sociale et économique que cela entraînera.

Quels sont les dangers du projet de loi LAAF discuté actuellement au Parlement ?

L’industrialisation de la forêt sans tenir compte des plans d’approvisionnement respectifs pour chaque industrie créée représente un danger évident. Ainsi que les coupes rases systématiques sur de très grandes surfaces et les plantations en monoculture intensive. Du projet LAAF nous retiendrons aussi la perte d’autonomie et du rôle de conseil des agents de l’ONF qui maîtrisent et connaissent bien la gestion forestière au profit d’une gestion à tout prix rémunératrice à court terme.
En laissant s’installer d’énormes industrie du bois, la filière bois se verra déstabilisée avec la fermeture des petites structures qui n’auront plus accès à la ressource suite au dumping des prix pratiqué par les  industries subventionnées. Alors qu’il est prouvé que des petites structures créent plus d’emplois  au m3 qu’une grosse structure hyper robotisée. S’ajoute à la liste des dangers le déni de patrimoine et de lègue aux générations futures que représente la forêt.
Enfin les erreurs commises en agriculture il y a 60 ans, comme les regroupements de parcelles, les monocultures intensives, les apports d’intrans chimiques et qui sont programmées et seront répétées aujourd’hui et demain pour la sylviculture sont également sources d’inquiétudes sérieuses au niveau  environnemental, social et économique. Dans quelques années l’état subventionnera pour replanter mais les dégâts  sur l’eau et les sols laisseront de graves stigmates certainement irréversibles.

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